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POLITIQUE. À l’image d’une réunion publique organisée hier dans l’Est, le parti est déjà sur le terrain en vue des législatives et présidentielles. Il affirme avoir passé le cap des 3 000 adhésions.

RSI, sécurité, octroi de mer… Les arguments sont connus et bien rodés. Devant un parterre de quelques dizaines de militants actifs ils sont passés en revue et les consignes données en vue d’organiser le travail de terrain. La réunion de campagne terminée, une centaine de personnes étaient ensuite attendues pour une réunion publique organisée hier après-midi dans une salle du complexe Discopoly’s, à Sainte-Suzanne. Déjà la 4ème réunion du genre en un mois après d’autres réunions organisées sur Saint-Pierre, Saint-Denis et Saint-Paul égrène le secrétaire régional du parti, Jean-Claude Otto-Bruc. Dans le public attendu, des adhérents ou non : «Mais il y aura encore des adhésions, c’est certain, ça n’arrête pas», assure-t-il. Il y aurait eu un avant et un après la visite de Marine Le Pen. Le parti chiffre à environ 400 le nombre d’adhésions depuis, «ce qui nous a permis de passer le cap des 3 000 adhérents», affirme le secrétaire régional. Confiant, il prédit que «Marine le Pen passera le 1er tour, ce sera la surprise, même à La Réunion».

 
«Une dynamique mondiale»

Localement, le secrétaire régional vise un score d’au moins 30% aux présidentielles, ce qui représenterait une multiplication par trois de son score dans l’île. Il est en constante progression : 3,81% en 2002 (Jean-Marie Le Pen), 4,88 en 2007 et 10,31% en 2012 pour sa fille. Des scores loin de ceux enregistrés par le parti frontiste dans les scrutins plus locaux pour l’instant, législatives en tête. Là encore, le FN compte créer la surprise en profitant d’une «dynamique mondiale, 2016 a été une année excellente pour le FN». Et de citer le Brexit, l’élection de Trump, les départs de Christine Taubira puis de Manuel Valls… Pour l’instant, 7 candidats «pré-investis» doivent «faire leurs preuves» (adhésions, campagne de terrain..) avant d’espérer être officiellement investis courant février ou mars. «À l’origine, ils étaient 17», précise le secrétaire régional «heureux» de voir «des chefs d’entreprises, des médecins, nous rejoindre, nous faisons le plein. Les chefs d’entreprises n’hésitent plus à s’afficher parce qu’ils veulent le changement». Quand d’autres partis en sont encore à désigner leurs candidats, le FN serait lui déjà en campagne même si les affiches et tracts font encore défaut. Tout le matériel est attendu d’ici à la fin du mois. Le parti présentera de nouveau des candidats dans les sept circonscriptions. Quatre seront des femmes annonce le représentant du parti, «c’était l’une des volontés de Marine Le Pen». Une précision : «Tous ont un casier judiciaire vierge». La plupart seront des nouveaux venus poursuit-il, sans vouloir dévoiler leurs noms dans l’attente de leur investiture officielle.